Roscosmos et la NASA ont acté le risque que pose la capsule Soyouz MS-22, qui n’apporte pas toutes les garanties de fiabilité pour être utilisée comme véhicule de retour sur Terre.

C’est désormais acté : la capsule spatiale russe Soyouz MS-22 ne sera pas en mesure de ramener trois astronautes sur Terre en mars 2023. Après enquête, la garantie d’un véhicule absolument sûr à l’emploi n’a pas pu être apporté par Roscosmos, l’homologue russe de la NASA. La sécurité des passagers passant devant tout le reste, elle ne sera pas utilisée.

Une capsule Soyouz vide sera envoyée vers l’ISS

Cette conclusion emporte plusieurs conséquences très concrètes pour la suite des opérations à court terme. Concernant la mission MS-23, qui doit partir le 20 février, elle partira totalement vide. L’équipage prévu initialement — les deux Russes Oleg Kononenko et Nikolaï Tchoub et l’Américaine Loral O’Hara — pour ce vol est mis de côté.

Concernant les trois personnes qui devaient rentrer avec la capsule Soyouz MS-22 (Sergueï Prokopiev, Dimitri Peteline et Francisco Rubio), leur séjour à bord de la Station spatiale internationale va être prolongé pour une durée qui reste encore à déterminer précisément. Ils continueront leur mission comme d’habitude — ils sont dans l’espace depuis près de six mois.

Roscosmos a profité de la conférence de presse conjointe avec la Nasa pour redire que l’incident ayant touché sa capsule est bien d’origine externe : la fuite de liquide de refroidissement provient manifestement d’une collision avec un débris ou une micrométéorite. Ce n’est pas un défaut de conception de la part de Roscosmos, qui aurait envoyé une capsule défectueuse.

Quant à MS-22, elle se séparera à vide de la Station spatiale internationale (ISS) et sera renvoyée sur Terre.

Sources

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