Moins d’une heure après le décollage, la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), principal contributeur au programme spatial chinois, annonçait que Chang’e-4 avait été placé avec succès sur une orbite d’injection trans-lunaire avec un périgée à 200 km  et un apogée à environ 420 000 km. L’engin spatial va effectuer désormais un voyage de cinq jours vers la Lune avant l’injection en orbite lunaire prévue le 11 décembre.

Pour conquérir l’espace, certaines compagnies et agences n’hésitent pas à imaginer des missions plutôt originales. C’est ainsi que Roscosmos, l’agence spatiale russe, a annoncé son intention de créer sa propre base lunaire. Jusqu’ici rien de bien nouveau sous le soleil étant donné le nombre de sociétés gouvernementales et privées qui ont déjà eu l’intention de faire pareil.

La colonisation de l’espace passera d’abord par Lune, en tout cas selon Jeff Bezos qui continue à manifester son intérêt pour la construction d’une base lunaire. La course à la colonisation de l’espace qui voit s’affronter les milliardaires prend deux directions. Tandis que le PDG de SpaceX, Elon Musk, rêve d’envoyer des gens sur Mars dès 2024, le PDG de Blue Origin et de Amazon, Jeff Bezos, estime qu’il est plus simple de démarrer par la Lune.

Alors qu’il est maintenant depuis trois semaines à la tête de la NASA, Jim Bridenstine rassure les partisans de la mission sur Mars que la planète rouge reste le point central de l’agenda de l’agence spatiale. Bridenstine déclare que l’effort des États-Unis pour retourner à la surface de la Lune ne compromettrait en aucune façon la mission du pays d’être le premier à envoyer des humains sur Mars.

La Chine envisage de construire un « palais lunaire » habité qui sondera la Lune pour des ressources et agira comme une rampe de lancement pour des missions vers Mars. L’avant-poste devrait avoir plusieurs cabines en forme de tube qui relient et fournissent de l’oxygène aux personnes à l’intérieur du palais selon une vidéo diffusée sur les médias chinois. Il y aura également une base pour la « recherche scientifique. »

Alors que certains travaillent à la colonisation de Mars et la découverte d’exoplanètes, une nouvelle mission rejoint les nombreux projets déjà en cours : la mise en place d’un réseau 4G dans l’espace. Ce projet très sérieux va voir le jour dans quelques années et il pourra permettre aux astronautes d’avoir Internet grâce à un routeur installé sur la Lune.

Après l’environnement et la réduction des monuments naturels nationaux, Donald Trump s’est attaqué à un dossier important : l’espace. Le président américain a donné à la NASA une toute nouvelle directive : retourner sur la Lune. L’objectif de cette mission : développer l’exploration spatiale.

Comme tous les cinq ans, le Livre blanc des activités spatiales de la Chine se révèle être riche d’enseignements sur ses ambitions dans ce domaine. Celui qui vient d’être rendu public pour la période 2017-2022 ne déroge pas à cette règle. S’il permet de se rendre compte des progrès réalisés par la Chine dans ce secteur, il promet aussi pour ces cinq prochaines années des activités spatiales qui devraient renforcer le rôle moteur de la Chine dans l’exploration robotique, l’utilisation de l’espace et l’activité humaine en orbite basse.

Avec son faible champ de gravité, la Lune pourrait abriter des tubes de lave larges de plusieurs kilomètres dont certains ont peut-être déjà été repérés par les missions lunaires en orbite. Véritables boucliers contre les radiations pour les colons lunaires, ils pourraient aussi les protéger des changements de températures spectaculaires en surface, et abriter des biosphères miniatures.