Le magma lunaire « sous-terrain » serait aussi riche en eau que celui de la Terre ! C’est ce qu’ont conclu des chercheurs à partir de données satellitaires montrant la présence d’eau dans des roches volcaniques de surface.

Comme tous les cinq ans, le Livre blanc des activités spatiales de la Chine se révèle être riche d’enseignements sur ses ambitions dans ce domaine. Celui qui vient d’être rendu public pour la période 2017-2022 ne déroge pas à cette règle. S’il permet de se rendre compte des progrès réalisés par la Chine dans ce secteur, il promet aussi pour ces cinq prochaines années des activités spatiales qui devraient renforcer le rôle moteur de la Chine dans l’exploration robotique, l’utilisation de l’espace et l’activité humaine en orbite basse.

Avec son faible champ de gravité, la Lune pourrait abriter des tubes de lave larges de plusieurs kilomètres dont certains ont peut-être déjà été repérés par les missions lunaires en orbite. Véritables boucliers contre les radiations pour les colons lunaires, ils pourraient aussi les protéger des changements de températures spectaculaires en surface, et abriter des biosphères miniatures.

Depuis quelques années, les discussions s’intensifient sur les projets qui succéderont à la Station spatiale internationale. L’idée est moins de définir une feuille de route que d’étudier la meilleure façon d’utiliser les ressources financières des agences spatiales de ce programme historique quand il aura pris fin. Dix-huit ans après le lancement du premier module, Zarya, en novembre 1998, il est prévu de la désorbiter en 2024, voire 2028. Les partenaires du programme ont donné leur accord pour l’exploiter jusqu’en 2024, à l’exception de l’Agence spatiale européenne qui se prononcera en décembre, lors de la prochaine session de son Conseil ministériel.

L’exploration spatiale entre dans une nouvelle ère. Nous sommes à une époque charnière : après avoir visité la Lune, maintenu des Stations spatiales pendant plusieurs années et envoyé des sondes sur chacune des planètes du système solaire, nous construisons de nouveaux modules habitables pour envoyer des hommes vers Mars et au-delà. Pour y arriver, nous pouvons nous servir de la Lune comme d’un tremplin vers le cosmos. Et c’est exactement ce que compte faire l’Agence Spatiale Européenne (ESA).