Les émissions de méthane sont saisonnières et des molécules organiques sont emprisonnées dans des roches sédimentaires anciennes : les dernières découvertes de Curiosity sont de bon augure pour la suite de l’exploration et l’étude de Mars. La NASA, l’ESA et le Cnes vont s’affairer à découvrir des indices d’une forme de vie passée avec les rovers ExoMars 2020 et Mars 2020, nous explique Francis Rocard.

Une comète est un corps à peu près sphérique qui peut atteindre une dizaine de kilomètres de diamètre. Il est constitué de glaces et de poussières. Son nom vient du grec coma qui signifie « queue ». En effet, lorsqu’une « boule de neige sale » s’approche du Soleil, une partie de sa matière se sublime et l’astre développe une queue de poussières longue de plusieurs millions de kilomètres. Cette matière réfléchie la lumière du Soleil, ce qui rend le corps visible depuis la Terre, on parle alors de comètes.

Neuf minutes seulement après le décollage et pendant plus d’une heure, personne ne savait ce qu’il était advenu du dernier lancement en date d’Arianespace. Le directeur de l’agence Stephane Israel s’excusait rapidement et promettait de découvrir précisément ce qui était arrivé à la fusée Ariane 5. Un silence radio qui aura donné bien des sueurs froides.

La mission « ExoMars » signe l’alliance de l’Europe et de la Russie dans l’exploration spatiale. Plongée au cœur d’un projet fascinant qui suscite fantasmes et controverses. Y a-t-il ou y a-t-il eu de la vie sur Mars ? La mission européenne « ExoMars », menée en coopération avec l’Agence spatiale russe Roscosmos, ambitionne de résoudre ce grand mystère. Après le lancement de l’atterrisseur Schiaparelli le 14 mars 2016, le programme compte envoyer en 2020 un robot capable de forer jusqu’à deux mètres de profondeur pour prélever des échantillons sur la planète.

En étudiant de près les bandes d’absorption des nébuleuses, deux astrophysiciens français proposent de regarder sous un autre angle la matière organique découverte par Rosetta et Philae dans la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Ces molécules se seraient formées il y a bien longtemps, avant même la naissance du Soleil et de ses planètes.

Le xénon détecté en 2016 par Rosetta sur Tchouri n’a rien de commun avec celui des météorites ou du soleil, révèle une étude publiée dans Science. Mais on en retrouve une fraction dans l’atmosphère terrestre, ce qui suggère que des comètes y pleuvaient régulièrement il y a 4 milliards d’années.

Dans ce premier entretien réalisé dans le centre de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Cologne, Thomas Pesquet livre ses impressions sur son retour sur Terre, le 2 juin, en compagnie du russe Oleg Novitskiy, à bord d’une capsule Soyouz MS-03. Une rentrée atmosphérique « très impressionnante » et pas aussi douce qu’on le dit.

Dix-neuf. C’est le nombre de jours supplémentaires de la mission de Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale. En effet, l’ESA et la Nasa ont décidé de reporter son retour sur Terre au 2 juin alors qu’il aurait dû rentrer le 15 mai. La raison de cette prolongation est simple, et assez habituelle : une rotation entre deux équipages trop longue.

À moins qu’un habitant de Mars saute devant la caméra d’un rover, y découvrir des traces de vies fossilisées ou en activité sera très difficile. D’abord parce que si on a la certitude que la planète a été habitable dans son passé, rien ne prouve aujourd’hui qu’une forme de vie primitive ait pu s’y développer. Frances Westall, directrice de recherche au CNRS et responsable de l’équipe Exobiologie du Centre de biophysique moléculaire, nous explique la difficulté de débusquer des micro-organismes martiens.

Le lanceur lourd de SpaceX, très en retard sur son calendrier (le premier vol était prévu en 2013), devrait décoller cette année. Il doit permettre à l’entreprise américaine de se porter candidate pour le lancement des satellites les plus lourds de l’U.S. Air Force et de concurrencer Arianespace sur le marché des gros satellites de télécommunications. Ce futur lanceur pourrait également révolutionner le marché s’il devient comme promis totalement réutilisable…

Retrouvez en vidéo un condensé de la deuxième sortie dans l’espace de Thomas Pesquet, le 24 mars 2017. Durant six heures et demie, le spationaute a notamment inspecté sous toutes les coutures un système de refroidissement de la Station spatiale internationale et lubrifié le bras robotique polyvalent Dextre. Les séquences ont été filmées avec une caméra GoPro et montées en accéléré (timelapse).