Il y a quelques dizaines de milliers d’années, un supervolcan entrait en éruption du côté de l’Indonésie. Au-delà des effets directs que l’événement a pu avoir sur le climat de notre Planète, les chercheurs pensent aujourd’hui qu’il a été à l’origine d’une destruction massive de l’ozone atmosphérique. Avec des incidences importantes sur la (sur)vie des humains.

Quelque part entre il y a 60.000 et 100.000 ans, la population humaine a connu une nette diminution. Et depuis longtemps, les chercheurs se demandent quelle a pu en être la cause. Aujourd’hui, une équipe de l’Université des sciences et des technologies du roi Abdallah (Kaust, Arabie saoudite) apporte une preuve supplémentaire qu’une éruption du supervolcan Toba situé sur l’île de Sumatra (Indonésie) pourrait bien en être à l’origine.

Les travaux menés jusqu’à présent n’avaient pas réussi à mettre en lumière des données climatiques de nature à affecter fortement l’humanité. Même si un hiver volcanique d’une dizaine d’années a suivi l’éruption et que des chutes de température – de quelque 3 °C en moyenne et jusqu’à 15 °C plus localement – ont été enregistrées sur environ un millénaire.

Une perte majeure d’ozone atmosphérique nocive pour l’humanité

Les chercheurs de la Kaust avancent désormais que la solution est à chercher du côté de la couche d’ozone. Rappelons que celle-ci empêche des niveaux trop élevés de rayonnement UV dangereux pour la vie d’atteindre la surface de notre Terre. Or lorsqu’un volcan entre en éruption, il libère des quantités de dioxyde de soufre (SO2) qui bloque la lumière du soleil. De quoi limiter la formation d’ozone. Car les photons de la lumière solaire sont indispensables à rompre la liaison O2 et à former de l’ozone (O3).

Le modèle des chercheurs de la Kaust suggère que l’éruption du supervolcan Toba a appauvri les niveaux d’ozone mondiaux de pas moins de 50 % ! Laissant des quantités nocives de rayonnements UV arriver jusqu’au sol. Avec un impact considérable sur le taux de survie des humains du moment dû au développement de cancers de la peau et à des dommages généraux au niveau de l’ADN.

Sources

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