Petit à petit, la 5G fait son nid. Lancé fin 2020 en France, dans un climat très tendu, le nouveau réseau de téléphonie mobile se déploie progressivement dans l’hexagone. Il faudra toutefois encore beaucoup de temps avant que tout le monde y ait accès.

La 5G n’en est encore qu’à ses débuts

On sait par exemple que les opérateurs Orange, Bouygues Telecom, SFR souhaiteraient : « réduire le rythme de déploiement de la 5G dans les zones moins denses », autrement dit dans les régions rurales françaises.

Quoi qu’il en soit, et alors que l’enthousiasme des consommateurs pour la 5G n’est pas au plus haut, il semble bien que ce marché ait de très beaux jours devant lui. C’est en tout cas ce que l’on peut retenir des estimations partagées par le journal britannique Financial Times.

Selon ces projections, le nombre d’abonnés à la 5G dans le monde représente un peu plus d’un milliard de personnes en 2022. Ce total devrait croître considérablement d’ici 2027, un année où l’on sera très proche des 6 milliards d’abonnés. Sans surprise, les marchés européens et américains devraient mener la danse avec entre 60 et 80 % d’abonnés en 5G d’ici cinq ans.

L’Océanie et l’Asie du sud-est compléteront ce podium avec un peu moins de 60 %. Mais c’est dans cette région du monde que les perspectives de la 5G sont les plus alléchantes, car plus de 3 milliards de personnes pourraient souscrire un abonnement sur la nouvelle génération de réseau mobile.

La bataille pour la 6G bat déjà son plein

Et alors que la 5G se déploie encore, certains pensent déjà à la 6G qui devrait être lancée aux alentours de 2030. D’ores et déjà la Chine, les États-Unis, le Japon, et l’Union européenne travaillent dur pour devancer la concurrence. La Corée-du-Sud n’est pas en reste, par l’intermédiaire de Samsung qui espère que cette technologie permettra d’atteindre des pointes de de 1 000 Gb/s, et une latence de 100 microsecondes.

Cela dit, la question de la réelle nécessité de la 6G est posée par certains observateurs. Santiago Tenorio, directeur de l’architecture réseau chez Vodafone, n’y allait pas par quatre chemins en février dernier : « Personne n’a besoin de la 6G. L’industrie devrait faire de la 6G un no-G. Il n’y a pratiquement plus rien qui nous manque dans une hypothétique nouvelle génération. Nous serions bien plus à même d’améliorer les services et les applications ».

D’autres ne sont pas de cet avis, et vendent un potentiel « Internet des sens », sur lequel planche déjà Ericsson. Concrètement, cela permettrait aux utilisateurs de « sentir, ressentir, et goûter des choses dans le monde numérique ».

Sources

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