Alors que la pandémie du Covid-19 a confiné près d’une personne sur deux sur Terre, dans l’espace le confinement est aussi de rigueur mais pour une toute autre raison. 

Chris Cassidy, Anatoly Ivanishin et Ivan Vagner vont être confinés dans la section russe de la station spatiale internationale. Les membres de la 63e expédition ont vu leur habitacle volant perdre de l’oxygène. Il faut expliquer que l’ISS n’est jamais réellement étanche, notamment à cause du va-et-vient des navettes. La station perd toujours un peu d’oxygène qui s’échappe dans l’espace. Mais la NASA ainsi que l’agence russe, Roscosmos ont remarqué que cette perte avait « légèrement augmenté ». Pas de quoi mettre la vie des trois hommes en danger, mais assez pour que les agences spatiales décident de les confiner par précaution.

Les trois astronautes passeront donc leur week-end dans cette petite section de la station en attendant que les agences au sol mettent en place un plan pour identifier, isoler et réparer la fuite. Pour ce faire, les astronautes ont fermé l’ensemble des écoutilles de la station spatiale internationale afin d’isoler chaque section, et ainsi repérer celle où la pression diminue. La fuite est trop petite pour pouvoir être observé autrement, confirme la NASA.

Une situation qui n’a rien d’inédit

Déjà en 2018, une mystérieuse perte d’oxygène avait fait s’inquiéter l’agence américaine qui avait mis des jours à en trouver l’origine. C’était finalement le vaisseau Soyouz, amarré à la station qui en était à l’origine, avec un trou circulaire faisant penser à ce qu’une perceuse pourrait faire. L’agence russe Roscosmos avait alors, en septembre 2018, évoqué la piste d’un sabotage, que ce soit sur Terre ou alors directement au sein de la station spatiale.

Un an après les faits, le directeur de l’agence russe, Dmitri Rogozine, avait annoncé : « ce qui est arrivé est clair pour nous, mais nous ne vous dirons rien ». Du côté de la NASA, qui a mené sa propre enquête en parallèle, le trou aurait pu être causé par une erreur humaine au sol, lors de la conception du vaisseau, ou alors directement dans l’espace, par l’impact d’une micrométéorite. Mais les conclusions américaines sont partielles, vu que les experts de la NASA n’ont pas pu étudier le vaisseau, resté entre les mains des Russes.

Sources

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